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samedi, 08 décembre 2007
Tribune de Frédéric PERESSONI
Impressions sur Villepinte vues par un Jeune Démocrate DHC
Il a été longtemps annoncé, longtemps espéré, longtemps attendu mais ce 1er décembre c’est le grand jour pour les Démocrates que nous sommes : le congrès de Villepinte va officiellement donner naissance au Mouvement Démocrate.
Mais avant il faut voyager un peu et partir pour un long trajet, allez je met le réveil à 4.20 puisque vers 5.00 je rejoins Thomas qui m’attend au lieu fixé à l’avance. Je sors et ça commence mal. Une pluie battante m’oblige à courir et mettre en danger mon superbe brushing réalisé quelques minutes auparavant. Qu’importe puisque je ne peux pas perdre de temps. Je cours me cacher sous l’abribus. Thomas va sûrement passer d’une minute à une autre.
10 minutes plus tard je commence à me demander si mes instructions sont correctement passées. Il ne s’est peut être pas réveillé et je m’inquiète un peu.
Soudain à quelques mètres de moi une porte s’ouvre et un bras en sort. Qui est donc cette voiture stationnée depuis un moment qui semblait vide…c’est le bras de Thomas !
Pensant que j’allais venir d’un autre coté il ne m’a pas remarqué. Nous étions donc à 2-3 mètres l’un de l’autre sans nous apercevoir ! Un sourire et nous sommes partis ! Direction la station de métro Quatre-Cantons à Villeneuve d’Ascq puisque nous devrons laisser le véhicule pour nous rendre à Lille au point de rencontre du bus qui va nous emmener.
La pluie continue de plus belle et deuxième angoisse : Jérémy qui devait nous rejoindre n’a pas encore émergé du lit (sans doute l’appel des cieux le retient) et nous propose de le prendre à Douai. Un rapide calcul nous impose de ne pas faire ce choix puisque nous sommes juste au niveau du timing, Jérémy devra donc prendre le train. Dehors la pluie n’arrête pas de tomber et incite Thomas à la prudence, il a raison.
En route nous parlons des derniers événements intervenus la veille lors du congrès de l’UDF : l’adoption de la résolution qui fond le parti dans la future entité MoDem qui va se créer mais aussi la défection du député Benoît qui nous rend amère.
Le débat s’installe : faire de la politique consiste-il à chercher à répandre des valeurs ou bien faire une carrière personnelle ?
Nous n’aurons pas fini cette discussion que le téléphone retenti à nouveau : Jérémy en plus de se lever en retard a loupé son train et va devoir prendre le suivant. La tension monte entre nous deux.
Finalement l’arrivée au métro se fait sans problème et le voyage continue. A Cormontaigne un peu de marche nous permet d’atteindre le premier terminus où un attroupement de personnes aux couleurs bigarrées mais où l’orange ressort nettement est là. Première prise de contact timide puisqu’à l’exception de deux ou trois individus nous ne connaissons personne. Un homme me reconnaît mais moi pas. En réalité nous nous étions rencontrés par pseudos interposés sur un forum et nous avions appréciés nos échanges. Vraiment le monde est petit !
Allez il est temps de se mettre en route, nous sommes attendus pour 10 heures.
Nous quittons la métropole lilloise pour l’autoroute et nous sentons vraiment que c’est le début d’un voyage pour une grande aventure, une chose qui ne survient pas si souvent.
Nous profitons de ces instants pour découvrir d’autres « jeunes » intéressés par le Mouvement Démocrate et le message de François Bayrou. Fred, professeur de guitare et un étudiant en physique nous expliquent comment ils sont arrivés à la conclusion que seul le député béarnais proposait une véritable alternative lors de la présidentielle de 2007 et qu’il fallait un parti fort.
En cours de route Thomas et moi griffonnons sur un bout de papier un hypothétique gouvernement qui ne verra heureusement jamais le jour mais qui au moins nous fait bien rigoler.
Villepinte se rapproche et au détour d’un virage nous pouvons apercevoir au loin quelques éléments de la ville de Paris qui sera l’enjeu des municipales de mars avec Marielle de Sarnez pour nous représenter.
Avant de descendre les dernières instructions : il faudra revenir impérativement au bus à 19.30.
Un peu de marche et une entrée déjà pleine de monde qui attend pour obtenir le précieux sésame pour pouvoir voter c'est-à-dire notre badge de congressiste. Ne sachant pas comment nous y prendre, Thomas n’hésite pas à court-circuiter la queue et nous sommes en peu de temps en position de passer (bien sur nous n’avons pas pu empêcher les gens un peu grincheux de notre comportement). Il faut dire aussi que Thomas amène avec lui l’objet que nous avons confectionné la semaine précédente à savoir une magnifique banderole pour préciser que nous représentons les Jeunes Démocrates du Hainaut-Douaisis-Cambrésis et deux piquets pour la fixer. Mauvaise nouvelle pour les piquets qui devront rester aux vestiaires (ça peut faire très mal un piquet sur le crâne des gens….).
Petit passage obligé à un stand pour s’approvisionner en gadgets gratuits et un petit sac du parti européen A.L.D.E pour tout mettre dedans. Sympa comme tout pour débuter.
Dedans la salle est immense, des tables nous attendent pour examiner les amendements prévus lors du congrès. Sylvain nous rejoint mais n’a plus de place pour nous et il va donc falloir nous débrouiller seuls, les gens affluent et François commence son discours…il nous faut accélérer. Je commence par rechercher Thomas parti trouver un emplacement pour la banderole et je le retrouve soudain avec…Jérémy qui a finalement réussi à arriver avant nous et qui nous désigne une table particulière. « Ici c’est un lieu de passage obligé et la banderole sera remarqué par tous, mettons nous vite là ». Non seulement il semble avoir raison mais en plus il a une chance inouïe en nous devançant presque de manière insolente. Dans le même temps Fred le guitariste et son acolyte nous rejoignent et nous pouvons commencer à écouter la litanie des amendements en discussion avec leur cortège d’intervenants en tout genre. On peut trouver cela ennuyeux mais il s’agit du travail de centaines de personnes en France pour contribuer à enrichir le texte et il ne faut pas l’oublier. Le travail et long et fastidieux et le temps passe. Nous levons le bras à chaque demande de vote et je ne dois pas oublier la procuration que m’a remise Sylvain, pour jouer le jeu donc je lève les deux bras et ça me permet de faire un peu de gymnastique. Je regarde la banderole en place et je m’aperçois que les personnes commencent en effet à prendre le temps de la lire. Allons nous avoir de la chance ?
Oui ! Une première caméra d’une chaîne commence par faire quelques plans dessus, la prophétie de Jérémy se réalise. A notre table les collègues de Douai nous rejoignent et Line commence à nous annoncer le programme. Je suis un peu déçu car la réunion des Jeunes Démocrates qui est très importante pour nous aura lieu très tard le soir et nous en serons plus là. Jérémy relève la tête et se lève, il va dire bonjour à une tête familière en la personne de Quitterie Delmas bien connue du monde Internet grâce à son blog et qui commence à converser également avec Line. Tour de table ensuite pour nous les petits veinards qui avons droit à la bise de celle dont le charme n’exclue pas la détermination à construire un parti véritablement citoyen. A mon tour elle me dit qu’elle me reconnaît physiquement mais que nous ne nous sommes jamais parlé avant. Elle semble étonnée que lors de notre première rencontre lors du lancement des législatives au Zénith je n’aille pas vers elle mais à ce moment là je ne connaissais personne et esseulé je ne désirais pas lui sauter dessus au risque de passer pour un fou (j’ai tout de même le droit d’avoir des scrupules et un peu de timidité non ?).
... suite au prochain épisode !
PARTIE N°2 :
13.00, depuis 3 bonnes heures les amendements défilent à une grande lenteur que l’horaire sera vite dépassé. Il y a 82 amendements et nous sommes seulement au 34ème. Avec mon voisin nous examinons la validité de ceux-ci. Thomas regarde une personne et ne peut s’empêcher de faire une analogie sur les films de George Romero. Encore une fois j’éclate de rire. Au moins il réussi à nous détendre un peu face à la raideur de l’exercice formel du vote.
Certains commencent partir manger et moi je sors mes sandwichs achetés la veille et mon eau.
Machinalement mon regard se porte sur Jérémy qui mastique un morceau de baguette sans rien dedans. Je l’interroge et je le regarde étonné car en se réveillant en retard le pauvre avait certes eu le temps de trouver une personne pour l’emmener mais il avait oublié son casse croûte sur la table et n’a eu le temps que de trouver un boulanger pour lui donner un simple morceau de pain. Emu par son sort je sors de mon sac un sandwich supplémentaire que je comptais donner à un pauvre nécessiteux parmi nous et le sort à voulu désigner Jérémy, référant à Cambrai.
Durant la pause je fais quelques photos et je continue à étudier les amendements. La banderole intéresse vraiment la presse, allons nous avoir droit à une interview ? Intriguée l’équipe de M6 s’approche de Line et le caméraman ajuste son objectif. Nous avons droit à notre premier entretien. Calmement le journaliste lui pose des questions mais le bruit de la salle m’empêche de saisir le moindre mot, cependant elle semble à l’aise et Thomas qui lui succède aussi.
Notre banderole est une mine d’or car outre les journalistes, des anonymes appartenant à notre région et des anciens habitants nous interpellent : une dame de Douai semble heureuse, un ancien élu de Denain puis de Nîmes se rappelle à notre bon souvenir, un habitant qui logeait à Berck autrefois est ému de nous rencontrer.
Ouf ! La séance des amendements est finie, et débute des discours de politique générale et des débats. Line doit partir et nous faisons plusieurs déplacements. Un journaliste de « La Voix du Nord » est attiré par notre banderole et il est content de nous voir puisque sa rédaction lui a demandé d’interroger prioritairement les gens de la région. Notre morceau de tissu était un brillant indicateur. Jérémy, Thomas et moi répondons à quelques une de ses interrogations mais cette personne affable au demeurant semble guetter la bourde, l’erreur, la boulette dans nos convictions. Tant pis pour lui il n’en n’aura pas puisque d’une voix nous lui disons notre attachement aux idées du Mouvement Démocrate et à l’enthousiasme d’y appartenir. Line revient et semble heureuse que nous ayons été encore une fois le centre des médias.
Mais où est donc Sébastien, notre responsable régional ? Personne ne l’a vu et on signale une dernière apparition dans les rues de Paris. Aurait-il cédé aux charmes de la capitale au point de nous oublier ? Je reste perplexe et un peu inquiet il faut le souligner.
D’ici peu nous serons appelé pour aller voter afin de désigner notre président national, Line se propose que nous soyons scrutateur et se lève…avant de s’asseoir à nouveau presque aussitôt puisque nous ne savons pas comment surveiller nos affaires.
Pas grave car le scrutin n’est pas encore ouvert. Nous avons le temps, il ne faut pas se presser.
François Bayrou doit prendre la parole et faire un discours de candidat (il n’est pas encore officiellement désigné) et rappelle son attachement aux valeurs humaines, rejette le culte de l’argent de Nicolas Sarkozy, la force des militants et il ajoute : "Les trois axes du mouvement que nous construisons ensemble : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique."
Je prends des photos avant de me retourner sur ma chaise. Je regarde mes voisins quand François cite Marc Sangnier que je connais un peu grâce à mes lectures.
Allez il est temps d’aller voter …et puis non pas tout de suite ! La queue qui attend est immense, on verra plus tard.
Par hasard je demande des nouvelles de Sébastien et il n’est pas encore là. Franchement il se passe quelque chose.
Line reprend la parole : «nous serons à la réunion des Jeunes Démocrates ce soir et nous défendront notre amendement mais se déroulant tard nous ne délibérerons pas en pleine sérénité». Elle a hélas raison : est-ce en catimini et presque à la sauvette que cette réunion doit avoir lieu ou pas ? Je suis un peu indigné et je pense que ce choix national déplorable sera discuté à notre prochaine réunion dans 3 semaines.
Les orateurs défilent ensuite pour soutenir les propos de François et c’est le tour de Olivier Henno de prendre le micro en main, sa diatribe est concentrée sur le départ de Jean-Marie Cavada quelques jour auparavant et dans l’hilarité générale, il nous dit qu’il préfère « Plus belle ma ville » avec Marielle de Sarnez que « La marche du traître » » faisant ainsi référence à l’émission phare de l’ancien animateur télé parti chercher « l’odeur des maroquins » sous les auspices de l’UMP.
Bon il est temps de voter, Thomas me suit et je prends les cartons faisant offices de cartes d’électeurs et ma procuration. Cette fois-ci la queue est raisonnable et nous prenons la suite.
Devant nous se dressent plus de 150 urnes et une dizaine d’isoloirs très fréquentés. Il est temps de choisir…en fait très vite un seul nom s’impose : celui de François Bayrou. Nous n’avons pas le choix il est le seul candidat. J’attends ensuite mon tour pour émarger et voter véritablement. Si mon vote ne pose aucuns problèmes, celui de ma procuration génère une attente puisque la personne chargée de valider le vote ne retrouve son nom sur le listing informatique. A sa décharge il faut dire que c’est vraiment très mal écrit sur le carton.
Enfin après plusieurs tentatives le vrai nom apparaît sur l’écran, il pourra ainsi voter même s’il n’est pas présent.
Retour à table avec le groupe. Olivier Henno, président de la Fédération du Nord, va lui aussi voter et quitte la tribune. En passant il ne peut s’empêcher de venir à notre rencontre (encore l’effet magique de la banderole !) et de nous saluer. Thomas est enthousiaste « franchement lorsque vous parlez on ne peut que vous écoutez, tellement vous captivez l’attention ». Olivier est visiblement touché et nous confie que cela n’a pas toujours été le cas à ses débuts mais qu’il a fait depuis d’énormes progrès en soulignant qu’il faut « savoir travailler sur soi ».
C’est avec son clin d’œil que nous le laissons faire son devoir électoral.
A peine le temps de respirer qu’une jeune journaliste de Sciences Po’ Paris vient à notre rencontre pour nous interroger. Elle nous pose à peu près les mêmes questions que le journaliste de la Voix Du Nord et nous nous sentons en confiance. Line interrogative lui demande où elle en est dans ses études et la stagiaire lui explique son travail et ses objectifs.
Nous l’écoutons attentivement lorsque tout à coup une meute entoure une personne : François Bayrou va aller voter et refuse les demandes car il est un peu pressé. Thomas veut faire une photo mais sans pouvoir se décider et finalement renonce. Ce n’est pas grave il reviendra bien dans notre coin. Ce ne serait pas normal que notre banderole ne lui donne pas envie aussi de s’arrêter.
Justement le revoilà…Thomas se relève à nouveau et il n’a pas plus de chance qu’à l’aller. Trop entouré François est trop sollicité et ne prend pas le temps de venir nous voir mais à quelques mètres de nous il s’arrêter pour saluer des connaissances, ça dur quelques secondes et nous hésitons toujours…on y va ou on y va pas.
Mince ! Encore trop tard ! On a trop traîné et il ne reviendra plus. Nous sommes un peu triste d’avoir manqué la photo phare, celle qui aurait fait bien sur le blog de Sébastien.
En parlant de Sébastien, nouvelle demande. Il n’est pas toujours la. Veut-il nous jouer l’Arlésienne ?
A ces interrogations Thomas se lève à nouveau…il vient de voir passez Marielle de Sarnez qui revient du fond de la salle. Tout sourire elle accepte la demande de Thomas de faire une photo avec elle et il me demande de servir de photographe le temps d’un instant. Je dois juste appuyer longuement sur le bouton déclencheur, me dit Thomas. En un instant voila le beau Thomas entouré par une femme de poids en la personne de Marielle qui semble vraiment heureuse de cet instant. A mon tour je me prépare à refiler mon numérique à Thomas quand Marielle se laisse aller à son sentiment : « bien bien Valenciennes ! Formidable ! ». En soulevant en même temps les deux pouces pour nous montrer que notre combat est entendu, elle nous souligne aussi que de la tribune elle a vu notre banderole. Décidément nous avons de la chance.
Je tente de sourire naturellement mais n’étant photogénique je me trouve pas très bien sur le cliché. Toutefois je me sens en joie d’avoir pris Marielle par la taille, ce qui est en ce qui me concerne, un exploit tout de même intimidant pour une femme montée sur des ressorts comme elle.
Seulement voilà l’heure tourne et il ne reste plus de temps pour discuter, d’ici peu Thomas et Jérémy vont reprendre le bus avec nous et nous ne pouvons le manquer. Akim arrive et me dit que Françoise, Janine, et d’autres membres des 19-20-21ème circonscription son regroupés sous l’aile droite près de la tribune. Il est temps de leur dire bonsoir par politesse et de demander des nouvelles de Sébastien qui semble t-il a décidé de « shunter » les débats du samedi. Françoise me fait signe de la tête qu’elle ne sait pas où il est et pense qu’il a pu s’amuser vendredi soir en oubliant que Villepinte ça continuait le samedi et le dimanche.
Bref tout ça nous fait un peu rigoler mais je n’ai pas le temps pour rester près d’eux. Il est presque 19 heures et il nous faut partir. Retour un peu de temps près de notre table et nous reprenons la banderole. Thomas devra aussi passer reprendre les piquets que nous n’avons pas pu faire entrer dans la salle. Fred le guitariste et l’étudiant en physique nous regardent, nous devons partir presque sans nous retourner. Nous prenons congé de Line et nous lui demandons d’appuyer notre amendement lors de la réunion des Jeunes Démocrates prévue tard le soir. Dans la hâte nous lui rédigeons une procuration au cas où ce serait possible de les accepter mais nous n’avons pas vraiment confiance.
Il faut partir ! En nous levant nous entendons les cris de la foule qui désapprouve l’orateur. Il s’agit du candidat malheureux Frédéric Parrat qui a tenté de se présenter face à François Bayrou. Nous nous retournons un instant et nous nous rendons au fond de la salle. Petit arrêt aux toilettes alors que résonne la voix de François Bayrou qui de manière implacable démonte les arguments de Frédéric Parrat.
La dame qui s’occupe du nettoyage a bien du mérite de passer la serpillière alors que son travail est souillé par les pas de personnes qui ont plus urgent à faire que de prendre pitié d’une employée. Malgré tout je ne peux que m’excuser platement d’avoir foulé du pied l’endroit où quelques secondes auparavant elle avait oeuvré et je lui souhaite une bonne soirée.
suite au prochain épisode !!!
3ème et dernière partie:
Voila ! Nous sommes dans le bus. Cette belle journée s’achève et c’est avec le sentiment du travail accompli mais aussi d’avoir été présent à un événement national que nous pouvons rentrer chez nous. Bien sur le retour se fait plus calmement car les esprits et les corps sont fatigués. Fred le guitariste nous annonce les résultats du foot et souligne la défaite du PSG face à Caen et moi je m’endors quelques peu. Thomas me réveille car Jérémy veut me demander quelque chose et je décide de rester éveillé jusqu’à l’arrivée ultime. Déjà sur l’autoroute les phares des voitures nous illuminent et les panneaux nous montrent que nous nous rapprochons de Lille.
« Phalempin !» s’écrie Thomas qui commence à réagir et nous montre son envie d’en terminer.
L’arrêt se fait dans le même sens que notre départ et en sortant nous quittons nos collègues qui nous ont rejoint. Nous n’avons qu’une envie : rentrer chez nous sauf pour Thomas pour qui la soirée ne fait que commencer. On le sent vraiment jeune et il a parfaitement raison d’en profiter.
Dans le métro Thomas, Jérémy et moi arrivons malgré tout à sourire et regarder les gens qui montent. J’en profite pour faire une dernière photo avec Thomas toujours armé de ses deux piquets et de sa banderole fétiche et notre Cambrésien de Jérémy. La boucle est bouclée.
« Allez salut les gars et à la prochaine » nous lance Jérémy qui nous quitte au terminus pour aller dans sa chambre d’étudiant. Moi je suis tranquillement Thomas qui prend la voiture.
Le retour se fera silencieusement, nous écoutons un peu la radio et nous guettons les flashs infos qui parlent du congrès de Villepinte.
J’y suis enfin ! Là ou quelques heures auparavant Thomas était venu me chercher, je quitte son véhicule et sous la pluie je lui souhaite un bon week-end. Il était temps je ne pouvais plus continuer sans m’endormir.
Dans le silence nocturne, finalement, je décide d’ouvrir mon pc et d’aller écrire de manière un peu perplexe sur Word ces mots : «Impressions sur Villepinte vues par un Jeune Démocrate HDC ».
Mes doigts glissent sur le clavier et mes souvenirs commencent par arriver. Vraiment je me dis que nous sommes un groupe formidable et qu’il faut que nous continuions entre Jeunes Démocrates. Au fur et à mesure que j’écris des visages, des mots se bousculent dans ma tête.
Sur le clavier mes doigts bougent et je me dis que Villepinte restera pour nous un grand moment. Tard dans la nuit seul le bruit des touches semble donner vie à la maison endormie.
Frédéric PERESSONI
Membre du Mouvement Démocrate
Membre des Jeunes DDHC
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16:40 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

Commentaires
Séb, je sais que tu es connecté en ce moment..j'arrive pas à voir les éléments que tu as mis autour de mon nom et de la photo !
Ecrit par : Frédéric | mardi, 04 décembre 2007
Je trouve que vous faites un merveilleux couple... politique
A Samedi
Ecrit par : Line | mardi, 04 décembre 2007
Sympa ton récit, c'est comme si j'y étais ; mais dis-moi tu m'avais caché tes talents de rédacteur...à méditer.
J'attends la suite avec impatience.
Ecrit par : line | mardi, 04 décembre 2007
Line..bah oui mais au fait quand vas-tu nous inviter ton amie dans nos réunions?...j'aimerais bien faire un beau couple politique également !
Ecrit par : Frédéric | mercredi, 05 décembre 2007
Sur la page principale "tribune de F.Peressoni" il y a deux éléments qui m'apparaissent comme un lien mort et j'ai aussi fait une belle faute d'orthographe suer la photo où Thomas mange son yaourt...j'ai écris "fin" au lieu de "faim"
Ecrit par : Frédéric | mercredi, 05 décembre 2007
Frédéric, merci pour ta belle rédaction.
en lisant cette longue présentation, j'ai vraiment eu l'impression d'y être!!
merci pour ce formidable réçit, et quel talent!
Ecrit par : Denis | jeudi, 06 décembre 2007
merci Denis, il faut dire que ça fait presque plus de 20 ans que je n'ai plus rédigé de choses de ce type. Je le faisais autrefois dans un journal collégien mais c'est de l'histoire ancienne. Je pense pas avoir trop perdu la main mais il faut encore que je m'améliore un peu.
Ecrit par : Frédéric | vendredi, 07 décembre 2007
Salut,
Félicitations pour le seconde partie. A quand la suite ?
Et peut-être sur d'autres thèmes ?
A demain
Salutations démocratiques
Ecrit par : Line | vendredi, 07 décembre 2007
Pour ceux qui ne le savent pas... je n'ai pas assisté au congrès du SAMEDI car ma voiture m'a laché entre paris et la banlieue... une nouvelle fois.
J'en profite pour remercier de tout coeur l'engagement des militants lors de ces 3 jours de congrès.
Sébastien.
Ecrit par : Sébastien Verschueren | samedi, 08 décembre 2007
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